Fédération Nationale de Battodo & Disciplines Assimilées 

 Iaido 居合道

A la fin du 16ème siècle un samurai du nom d'Hayashizaki Jinsuke Shigenobu (1549-1621 - incertain) mit au point des techniques de dégainé du sabre. Les influences de Hayashizaki Shigenobu et de ses disciples furent extrêmement décisifs pour le développement ultérieur de cette discipline.

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Selon un professeur, Yamada Jirokichi de l’université Shoka et auteur de « La tradition des arts martiaux », citée dans « L’histoire du kendo au Japon », Shigenobu est le nom d’une personne née à Sagami (actuellement Kanagawa) en Tenmon 17, soit 1549.

Selon des récits plus anciens, les techniques de Shigenobu ont porté différents noms: Hayashisaki, Shinmei Muso, Shin Muso, Shigenobu…Il existe de nombreuses variations dans la biographie de Shigenobu et il est difficile, parmi tous ces récits, d’établir une certitude. Mais on peut dire qu’ils ont pour point commun de désigner Shigenobu comme celui qui est à l’origine des différents styles de Iaido ; parmi ceux-ci, on compte Tamiya Heibei Narimasa (style Tamiya), Katayama Hoki Morinaga Yasu (style Hoki). Le sanctuaire du Iai Hayashisaki se trouve à Murayama, Yamagata ken.

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Les maîtres représentatif de cette école (soke) se succédèrent. Au début du 18ème siècle, le septième soke , un escrimeur réputé nommé Hasegawa Chikara-no-Suke Hidenobu fit particulièrement évoluer l'école, désormais connue sous le nom de Muso Jikiden Eishin Ryu, toujours en activité de nos jours. 

Le neuvième soke étudia plus particulièrement avec Omori Rokuro Saemon Masamitsu de l'école Shinkage ryu. Son style est plus connu sous le nom de Omori ryu qui comporte de nombreuses techniques à partir de la position seiza.

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Par la suite, suite à un schisme après le décés du onzième soke, l'école se divisa en deux branches, Shimomura ha et Tanimura ha. Le dixième soke de la branche Shimomura ha fut Nakayama Hakudo sensei (1869-1958). Maître Nakayama Hakudo apprit le style Eishin auprès de Hosokawa Yoshimasa et de Moritomo Tokuni de Tosa. Puis, en y rajoutant sa propre technique, il créa son propre style qu’il appela Muso Shinden Ryu Batto Jutsu « L’art de dégainer et de couper à partir d’une révélation divine suite à un rêve » vers les années 1930.

Cette école comporte trois niveaux essentiels tirés de ces maîtres représentatifs, shôden ou Omori ryu, chûden ou Hasegawa Eishin ryu et okuden.

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Okada sensei, quant à lui, a étudié avec Hashimoto Toyo, disciple de Nakayama Hakudo sensei, en plus du kendo, du jo et du kenjitsu. Pratiquant de haut niveau, génial, il fut l'un des derniers grands maîtres du Japon à connaître les formes anciennes de iai de densho. Il a su donné à son style une efficacité particulière et peu commune en ce qui concerne Muso Shinden ryu.

Le Okada ha est représentatif par sa façon d’armer et par une technique de coupe très élaborée qui donne à la lame une une vitesse exceptionnelle dans la plus grande décontraction du corps. Le travail des hanches est le fondement de l’ensemble de la gestuelle et initie à la fois les déplacements et la course du sabre.

 D’abord compagnon de tous les jours, le travail répétitif et quotidien des gestes dans le vide va permettre d’inscrire le sabre dans le prolongement du corps, pour trouver l’efficacité. Toutes contractions du haut du buste et gestes parasites sont à exclure pour que le katana bénéficie d’une énergie puisée au niveau du ventre(tandem). Ce travail fastidieux, parfois décourageant est long et parsemé d’embuches et d’illusions. Tout un chacun aspire à être fort mais la réelle progression ne peut se faire que dans la mesure où on considère qu’il n’y a pas de niveau satisfaisant. Celle ci se fait par une culture de l’imperfection la moins importante possible, jusqu’a arriver au geste s’approchant le plus du geste juste.